Ce fut une belle journée.


Il y a eu des amis, arrivés à l'avance. Ceux que l'on accueille vers une heure du matin, sur la terrasse, enrobée dans un trop grand pull. Ils débarquent de l'avion et seront de la fête.
Il y a eu des préparatifs, le plaisir de se retrouver ensemble et rayer, une à une, toutes les lignes du tableau Veleda en forme de checklist.
Il y a eu des confidences autour de l'évier, des bouteilles de Bourgogne ouvertes et l'amitié, à table avec nous.
Il y a eu ces autres amies, débarquées la veille du jour J. Aucune ne se connaissait, et pourtant, les liens se sont tissés instantanément, comme si elles n'attendaient que ça.
Il y a eu des zinnias coupés, arrangés dans mille vases.
Il y a eu ces derniers essayages entre filles, un peu de pudeur, un peu d'embarras, des gloussement, des compliments et des rires, l'excitation du grand jour à venir.
Il y a eu ces guirlandes de fanions en papier, patiemment collées, enroulées, déroulées, démélées.
Ces moulins à vent aussi, fragiles papillons plantés dans des seaux de sable jaune.
Il y a eu des trombes de pluie, et une confiance sereine en les prévisions de la météo. Demain, il ferait beau.

Et puis ce fut samedi. Dernières installations, le chronomètre en main. La salle de bains qui ne désemplit pas et la maison, grande ouverte, accueille les invités avant la cérémonie. Il est temps d'y aller, parapluie en main.
La salle est comble et tout le monde applaudit. Les chaises devant sont pour nous. Des clins d'oeil aux enfants assis devant pour détourner l'émotion qui monte. Un ami qui lit des textes officiels, alors que c'est désormais très dur de rester serein. Deux Oui, et encore des applaudissements.

Ensuite, il y a eu une cour d'école humide des restes des averses. Elles ont compris : elles ne sont plus les bienvenues. Des embrassades, des salutations, des sourires, des enfants qui s'accrochent et des compliments. Il y a eu tous ces visages amis, chers et précieux, autour de nous.
Il y a eu le soleil, il y a eu de la musique.
Il y a eu l'installation de cet immense pique nique, la convivialité a ajusté le plan de table.
Il y a eu des amitiés fraichement liées et ce jour là, inséparables.
Il y a eu de l'émotion et beaucoup, beaucoup d'amour.

C'était samedi, c'était bien...