De la fête, il reste quelques moulins à vent, battus par l'humidité matinale, avachis sur la table de jardin. Il reste quelques pots en zinc, ou ceux en vichy rose, à demi vidés de leur sable jaune, parfois couchés dans le gravier. Reliquats des lendemains, lorsque l'ambiance est retombée.

Oui la fête est finie, Septembre a embrayé rapidement, poussant Août vers la sortie. Septembre avait pris ses aises à l'avance, dénudant comme chaque année les peupliers en premier. Les matinées sont plus fraiches lorsque l'instituteur nous accueille à l'école. Des têtes nouvelles, des enfants aux prénoms exotiques qui pleurent - ce sont les petites sections de maternelle. Le rythme reprend, hélas, inexorable.

Les bureaux sont à nouveau remplis de collaborateurs affairés, les salles de réunion ne désemplissent pas. Les formulaires d'incription et autres fiches de renseignement se bousculent, pressés d'être gribouillées. On leur confiera des renseignements intimes - allergie à tel produit - vaccinations à jour - ok, R.A.S., tout va bien circulez -

Comme juin - penser à tout, n'oublier rien.

Accueillir Septembre - la grande ouverture vers la fin d'année.