Les vacances sont finies depuis longtemps.
Elles furent immobiles, explorant la maison les jours de pluie. Et ils furent nombreux.
La langueur du bureau m'incite à écouter de la musique ma porte fermée, pieds nus sur la moquette fraiche. Personne ne viendra me déranger, aujourd'hui.
Ils ont encore grandi. Elle parle comme un livre du haut de ses deux ans. Il nous pousse dans nos retranchements, le plus souvent. Il faut argumenter, comme dans un rêve, avec ce poucet de cinq ans.
Pour les distraire et les savourer, une nuit en montagne à quatre sous une petite tente. C'était pleine lune ce soir là, ils s'endormirent tard et nous avec. Nous nous réveillâmes tous tôt. En redescendant, elle a eu peur des vaches qui montaient brouter pour la journée. Lui voulait acheter du sérac au habert, mais c'était trop tôt.
Des détails se règlent pour cette fête à venir : quelle est la durée de vie des fleurs de carotte sauvage dans les vases Ikéa, comment suspendre les moulins à vent dans les platanes ? Les zinnias et les cosmos seront ils tous fleuris à temps ?
Les tomates n'ont rien donné cet été, à peine de quoi faire une petite session de coulis. Vite congelé, il sera consommé avant l'hiver, c'est sur. Les poires sont sucrées, il faut les disputer aux abeilles.
Les travaux n'ont pas avancé mais tant pis, on verra plus tard. Dans quelques semaines, lorsque l'été sera passé. Un autre été, une autre année.