Il pleuvait sur Vierzon.
Il y avait du vent à Nantes mais les couleurs étaient sublimes, portées par le soleil rasant de fin de journée. Nos cheveux déliraient et nous fouettaient le visage.
On ne traverse désormais plus Angers, on la regarde de loin en faisant dérouler sous nos pas un ruban d'asphalte tout neuf.
La campagne française est toujours bucolique, ses régions rurales hors de tout font fantasmer les dix visages sur les panneaux électoraux.
La pêche a pied a été fructueuse sur les plages bretonnes.
La vie ilienne est toujours une parenthèse loin du tumulte moderne. Il y a plu, aussi.
La banlieue lyonnaise s'étire sans fin avec son interminable collier de ronds points, d'urbanisme presque propret qui lasse, après plus de 3000 km.
De retour à la maison, les sommets étaient enneigés comme pour les vacances de février, et il faisait froid chez nous.