<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>S&#xe9;cotine and so on</title><link>http://secotineandsoon.canalblog.com/</link><description>blablabli, et blablabla...</description><language>fr</language><lastBuildDate>Sat, 02 Jan 2010 23:34:32 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Fr&#xe8;res &amp; soeurs </title><dc:creator>Secotine and so</dc:creator><link>http://secotineandsoon.canalblog.com/archives/2009/12/17/16186025.html</link><comments>http://secotineandsoon.canalblog.com/archives/2009/12/17/16186025.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://secotineandsoon.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/16186025/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://secotineandsoon.canalblog.com/archives/2009/12/17/16186025.html</guid><description>&lt;p&gt;(waouh deux posts pour le prix d&apos;un ce soir, vous &#xea;tes gat&#xe9;s ... en revanche n&apos;attendez plus rien avant le 15 janvier :-)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&apos;&#xe9;crivais &#xe0; l&apos;instant chez &lt;a href=&quot;http://keepmoving.canalblog.com&quot;&gt;Agathe&lt;/a&gt; que j&apos;attrapais les morceaux de bonheur l&#xe0; o&#xf9; ils sont. &lt;br /&gt;Deux enfants qui jouent dans la m&#xea;me baignoire. Le fr&#xe8;re et la soeur, tissant &#xe0; maille serr&#xe9;es une relation fine et pr&#xe9;cieuse, pas plus tard que ce soir. Dans les yeux de la cadette, toute l&apos;admiration qu&apos;elle porte &#xe0; son ain&#xe9;, pourtant encore tout petit gar&#xe7;on. &lt;br /&gt;Une salle de bains inond&#xe9;e, parsem&#xe9;e de gouttes d&apos;eau et tout le bonheur que ressent leur maman &#xe0; les voir. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dimanche, une r&#xe9;union de famille o&#xf9; les plus grands ont tout le plaisir de se retrouver, m&#xea;me si les premi&#xe8;res minutes on cherche ses mots et les sujets de conversation. On se trouve grossi/maigri/vieilli. On est heureux de se voir. &lt;br /&gt;Et par webcam, un cadet dont on prend des nouvelles loin en Europe. Les liens, toujours. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce que je n&apos;ai pas exactement connu ces liens l&#xe0;, les miens sont t&#xe9;nus, fragiles, malades, bancals, je les aime chez les autres. Je les examine comme une curiosit&#xe9; - je les diss&#xe8;que - je les &#xe9;tudie. Je les vois de loin sans pouvoir les exp&#xe9;rimenter, les ressentir. &lt;br /&gt;J&apos;esp&#xe8;re encore longtemps envier mes enfants, riches de ce que je n&apos;ai pas. &lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 17 Dec 2009 21:11:51 GMT</pubDate></item><item><title>L&apos;Attente ... </title><dc:creator>Secotine and so</dc:creator><link>http://secotineandsoon.canalblog.com/archives/2009/12/17/16185641.html</link><comments>http://secotineandsoon.canalblog.com/archives/2009/12/17/16185641.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://secotineandsoon.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/16185641/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://secotineandsoon.canalblog.com/archives/2009/12/17/16185641.html</guid><description>&lt;p&gt;Etonnamment, j&apos;attends. Je m&apos;offre ce luxe somptueux, dans le tumulte des journ&#xe9;es sans fin. Je l&#xe8;ve les yeux de mon &#xe9;cran, de temps &#xe0; autres. Ils guettent &#xe0; travers la grande baie vitr&#xe9;e de mon bureau. Mais non, rien ne vient. Le ciel s&apos;offre m&#xea;me l&apos;insolence de virer au bleu, discr&#xe8;tement, sous des nuages &#xe9;th&#xe9;r&#xe9;s et effiloch&#xe9;s. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs matins, j&apos;ai pens&#xe9; voir par la fen&#xea;tre de ma chambre, alors que le jour est encore loin. Mais non. La terre est toujours noire, il n&apos;a pas neig&#xe9;. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On nous annonce un blanc ouragan, mais ici rien ne vient. C&apos;est l&apos;attente. &lt;br /&gt;Il parait qu&apos;ici, nous sommes les mieux arm&#xe9;s pour affronter la neige. &lt;br /&gt;Mais peu importe, mes co-r&#xe9;gionaires sont aussi affol&#xe9;s que partout ailleurs. Il a neig&#xe9;. Oh-mon-Dieu. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant ce d&#xe9;chainement de pagaille, presque amusante, cet accroc fait au quotidien lisse, c&apos;est l&apos;attente. Presque pesante. &lt;br /&gt;Les enfants sont &#xe9;nerv&#xe9;s. C&apos;est la neige qui vient.&amp;nbsp; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On est pr&#xe9;par&#xe9;s. Presque &amp;quot;arm&#xe9;s&amp;quot;. On l&apos;attend comme viendrait l&apos;invit&#xe9; ind&#xe9;licat d&apos;une civilisation trop maitris&#xe9;e. Adulte, il n&apos;est plus question de jouer avec. Elle n&apos;est qu&apos;emmerdements et retards. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peu importe. Je ne serai jamais assez habill&#xe9;e, ce jour l&#xe0;. J&apos;aurai les pieds mouill&#xe9;s, c&apos;est sur. Ni gants ni bonnets sur mon manteau de semaine. On improvisera. &lt;br /&gt;En attendant, j&apos;attends. &lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 17 Dec 2009 20:48:09 GMT</pubDate></item><item><title>Le temps d&apos;une inspiration</title><dc:creator>Secotine and so</dc:creator><link>http://secotineandsoon.canalblog.com/archives/2009/12/04/16028445.html</link><comments>http://secotineandsoon.canalblog.com/archives/2009/12/04/16028445.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://secotineandsoon.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/16028445/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://secotineandsoon.canalblog.com/archives/2009/12/04/16028445.html</guid><description>&lt;p&gt;J&apos;aime l&apos;hiver, je l&apos;ai sans doute d&#xe9;j&#xe0; dit. Saison d&#xe9;laiss&#xe9;e, d&#xe9;saim&#xe9;e au profit d&apos;un tapageur &#xe9;t&#xe9; aux couleurs &#xe9;clatantes et &#xe0; la bonne humeur obligatoire. Oui, j&apos;aime cet hiver ou l&apos;on se recroqueville, ou l&apos;on se cache sous de lourds manteaux, et ou aucun chanteur de pop aussi passager qu&apos;une &#xe9;toile filante ne vient vous marteler la t&#xea;te de ses rythmes sautillants. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voila ou je veux en venir. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&apos;ai trouv&#xe9;, cet hiver, la panoplie musicale parfaite. Alors que les chansons velout&#xe9;es et d&#xe9;pouill&#xe9;es s&apos;&#xe9;gr&#xe8;nent au fur et &#xe0; mesure que d&#xe9;filent les kilom&#xe8;tres du matin, je m&apos;emmitoufle de cette froide &#xe9;motion, limbes de brumes encore accroch&#xe9;es aux branches maigres d&apos;un noyer, roi nu du champ glac&#xe9;. &lt;br /&gt;Je m&apos;&#xe9;merveille de l&apos;arriv&#xe9;e du jour timide et trop p&#xe2;le pour &#xea;tre vraiment color&#xe9;. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je souris, cach&#xe9;e dans mon col roul&#xe9;, de ne partager qu&apos;avec moi m&#xea;me ces instants d&#xe9;laiss&#xe9;s, ces paysages mornes que personne ne regarde et dans lesquels se cache pourtant une esp&#xe8;ce de beaut&#xe9; tr&#xe8;s pure. &lt;br /&gt;Oui, avec l&apos;age j&apos;aime le d&#xe9;pouillement - particuli&#xe8;rement musical, on dirait. Apr&#xe8;s le jazz sobrissime d&apos;E.S.T. dont j&apos;avais parl&#xe9; ici m&#xea;me, les norv&#xe9;giens de &lt;a href=&quot;http://www.deezer.com/listen-4225037 &quot;&gt;Kings of Convenience &lt;/a&gt;habillent mon hiver avec perfection. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oh, les r&#xe9;calcitrants pourront dire que c&apos;est un p&#xe2;le plagiat d&apos;un certain duo d&#xe9;fait depuis, un gars qui s&apos;appelait Sa&#xef;meune, et l&apos;autre Garfounkeule. Une d&#xe9;licatesse si peu masculine, teint&#xe9;e d&apos;un cot&#xe9; &#xe0; la mode qui passera comme la saison. &lt;br /&gt;Peu importe, j&apos;userai ce disque &#xe0; la trame sans doute, mais l&apos;&#xe9;motion est l&#xe0;, dans la trame des tons sourds de ces journ&#xe9;es bien courtes. Et c&apos;est tout ce qui compte. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;(il est difficile de se confronter &#xe0; ce quotidien, pourtant tout &#xe0; fait normal,&lt;br /&gt;Difficile d&apos;accepter cette course sans fin, sans pause,&lt;br /&gt;Difficile de s&apos;oublier dans ce rythme infernal&lt;br /&gt;Difficile d&apos;avouer cet &#xe9;go&#xef;sme face &#xe0; certaines qui g&#xe8;rent des maisonn&#xe9;es bien plus importantes que la mienne...&lt;br /&gt;Bref... Face &#xe0; cette simplissime et universelle difficult&#xe9;, merci de vos petits mots)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 04 Dec 2009 09:58:52 GMT</pubDate></item><item><title>(...)</title><dc:creator>Secotine and so</dc:creator><link>http://secotineandsoon.canalblog.com/archives/2009/11/26/15935003.html</link><comments>http://secotineandsoon.canalblog.com/archives/2009/11/26/15935003.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://secotineandsoon.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15935003/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://secotineandsoon.canalblog.com/archives/2009/11/26/15935003.html</guid><description>&lt;p&gt;Je n&apos;ai pas, &#xe0; proprement parler ... &lt;em&gt;Disparu&lt;/em&gt; ... &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#xea;me si mon silence laisse &#xe0; penser le contraire, je suis toujours physiquement pr&#xe9;sente sur la terre. &lt;br /&gt;Mais les journ&#xe9;es n&apos;ont aucun sens (ou plutot en ont mille) et les soir&#xe9;es n&apos;ont ni queue, ni t&#xea;te. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon blog est loin, vos &#xe9;crits aussi -&lt;br /&gt;J&apos;attends juste que, peut &#xea;tre, les choses reprennent un cours &amp;quot;normal&amp;quot;, l&#xe0; ou respirer n&apos;est pas optionnel. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et je reviens. &lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 26 Nov 2009 11:04:19 GMT</pubDate></item><item><title>Impalpable</title><dc:creator>Secotine and so</dc:creator><link>http://secotineandsoon.canalblog.com/archives/2009/11/12/15777216.html</link><comments>http://secotineandsoon.canalblog.com/archives/2009/11/12/15777216.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://secotineandsoon.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15777216/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://secotineandsoon.canalblog.com/archives/2009/11/12/15777216.html</guid><description>&lt;p&gt;Depuis quelques temps d&#xe9;j&#xe0;, je m&apos;interroge sur le rythme de nos vies. De la mienne. Les mots &amp;quot;courir tout le temps&amp;quot; ont pris corps, &#xe0; cent pour cent, comme un spi totalement gonfl&#xe9; par le vent, au bord de la rupture. &lt;br /&gt;C&apos;est aussi comme cela qu&apos;est mon quotidien, au bord de la rupture - rupture de stock dans le frigo, rupture de vie sociale, rupture de patience envers les enfants, rupture de vie sentimentale, rupture de responsabilit&#xe9;s. Rupture de sommeil. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien n&apos;est tr&#xe8;s satisfaisant, finalement. Je rentre les &#xe9;paules et accepte ces ann&#xe9;es. Je me nourris frugalement de l&apos;impalpable beaut&#xe9; des instants uniques de chaque jour. &lt;br /&gt;Les sourires du b&#xe9;b&#xe9; lorsqu&apos;elle me voit. &lt;br /&gt;La complicit&#xe9; lentement tricot&#xe9;e &#xe0; mailles serr&#xe9;es avec son fr&#xe8;re, prenant une voix de fausset pour s&apos;adresser &#xe0; sa cadette. &lt;br /&gt;Les mots nouveaux d&apos;un enfant avide d&apos;apprendre.&lt;br /&gt;Les fous rires d&#xe9;clench&#xe9;s par son impertinence. &lt;br /&gt;Les premi&#xe8;res cl&#xe9;mentines de la saison, bonnes, cette fois. &lt;br /&gt;Des rencontres arrach&#xe9;es &#xe0; l&apos;agenda. &lt;br /&gt;Une bonne nouvelle, quelle qu&apos;elle soit. &lt;br /&gt;Un rayon de soleil rasant en fin d&apos;apr&#xe8;s midi. &lt;br /&gt;Un mail, des mails d&apos;amies ch&#xe8;res.&lt;br /&gt;Une d&#xe9;couverte musicale qui colle &#xe0; la saison. &lt;br /&gt;Le temps passe si vite, laissant si peu de traces dans nos journ&#xe9;es hyper charg&#xe9;es. Remplies de trop peu d&apos;importance et qui pourtant, &amp;quot;nourrit son homme&amp;quot;. &lt;br /&gt;Des instants de satisfaction, sinon de bonheur, fugaces et impalpables. Intra&#xe7;ables. Des toutes petites choses qui viennent relever une journ&#xe9;e incontrolable. Du pur instantan&#xe9; qui ne laissera pas de marque tr&#xe8;s profonde dans les m&#xe9;moires. Sinon pour dire, plus tard &amp;quot;tu te souviens, ces ann&#xe9;es l&#xe0;, on &#xe9;tait heureux, finalement&amp;quot;.&amp;nbsp; &lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 12 Nov 2009 20:02:11 GMT</pubDate></item><item><title>Timbales</title><dc:creator>Secotine and so</dc:creator><link>http://secotineandsoon.canalblog.com/archives/2009/11/02/15655227.html</link><comments>http://secotineandsoon.canalblog.com/archives/2009/11/02/15655227.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://secotineandsoon.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15655227/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://secotineandsoon.canalblog.com/archives/2009/11/02/15655227.html</guid><description>&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;Frotte frotte. Vieux chiffon doux, torchon ab&#xee;m&#xe9; impr&#xe9;gn&#xe9; du lait Miror caf&#xe9; au lait. La grisaille part, l’oxyde jaune pisseux s’en va. Frotte encore – l’&#xe9;clat m&#xe9;tallique tr&#xe8;s gris de l’argent ressort enfin. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;Sous l’ampoule de la cuisine, la petite arm&#xe9;e de timbales rena&#xee;t de ses cendres. Pas deux pareilles, non. La plus brillante pour un petit b&#xe9;b&#xe9; tr&#xe8;s g&#xe2;t&#xe9; d&#xe8;s sa naissance, ses initiales grav&#xe9;es &#xe0; l’ancienne dans l’argent rutilant. Celle de son a&#xee;n&#xe9;, masculine, cossue, qui porte son pr&#xe9;nom. Petit objet sans age, mais pas encore caboss&#xe9;e.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;Cette timbale l&#xe0; c&#xf4;toie celle de l’a&#xef;eul, caboss&#xe9;e mais &#xf4; combien pr&#xe9;sente, patriarche disparu qui utilisait son enfantin gobelet &#xe0; chaque repas. Il aimait y m&#xe9;langer son vin avec de l’eau, pr&#xe9;nom d&#xe9;suet grav&#xe9; l&#xe0; encore. Cisel&#xe9;e et pr&#xe9;cieuse, jamais je ne l’ai vue oxyd&#xe9;e de son vivant. Un temps, elle s’est &#xe9;teinte avec lui, et lorsque le temps s’y pr&#xea;te, je la frotte encore en pensant &#xe0; ce grand-p&#xe8;re. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;Duos os&#xe9;s, g&#xe9;n&#xe9;rations bouscul&#xe9;es, m&#xe9;lange incongru des vivants et des morts … Sur le bord de mon &#xe9;vier, l’&#xe9;trange famille des timbales en argent s’invite en ce jour de Toussaint. Dr&#xf4;le de mani&#xe8;re d’&#xe9;voquer les disparus, de penser aux vivants. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;Frotte encore, les initiales grav&#xe9;es si maladroitement sur celle-ci, bien modeste &#xe0; cot&#xe9; de sa voisine, &#xe0; l’image de leurs propri&#xe9;taires. Et celle si difficile &#xe0; nettoyer de l’homme qui naquit en temps de guerre. Choix des mod&#xe8;les restreints, elle est simplissime. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;La mienne, si &#xe9;trangement ressemblante &#xe0; celle de mon enfant, argent satin&#xe9; par exc&#xe8;s de Scotch brite, anonyme. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;Certaines ont travers&#xe9; le si&#xe8;cle. Certaines sortent de l’atelier. Symbole surann&#xe9; qui encombre les placards, ce soir j’ai sorti mes timbales pour les nettoyer. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;Il est tard, je les range. Mes souvenirs avec - demain la Toussaint est finie, on passe &#xe0; autre chose. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 02 Nov 2009 13:36:06 GMT</pubDate></item><item><title>Morceaux choisis</title><dc:creator>Secotine and so</dc:creator><link>http://secotineandsoon.canalblog.com/archives/2009/10/28/15602236.html</link><comments>http://secotineandsoon.canalblog.com/archives/2009/10/28/15602236.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://secotineandsoon.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15602236/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://secotineandsoon.canalblog.com/archives/2009/10/28/15602236.html</guid><description>&lt;p&gt;Int&#xe9;rieur presque nuit, juste la bonne luminosit&#xe9;. Tu t&#xe9;touilles distraitement et tes joues sont d&#xe9;j&#xe0; couvertes d’un m&#xe9;lange baveux et lact&#xe9;. Yeux dans les yeux. C’est le moment de te chanter quelque chose de doux. Attends, il me revient en m&#xe9;moire ce vieux disque de Jacques Higelin, voila, piste 4, il est sur la platine. C’est une berceuse, &#xe9;crite pour sa fille. C’est dans Illicite. Alors que tu suces &#xe0; nouveau la t&#xe9;tine, je chante maladroitement les paroles, exhum&#xe9;es de ma m&#xe9;moire – les mots butent, je suis en retard sur Jacques qui chante. &lt;br /&gt;Oui, j’adorais cette chanson, j’avais 15 ans, je ne saisissais pas tout. Maintenant, ce soir, tu es dans mes bras, et tout est limpide. Il faut &#xea;tre maman, ou papa, pour entendre, vraiment entendre cette chanson. Tourne, tourne tes petites mains. Tu les regardes, tu agrippes mon doigt. Yeux dans les yeux. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si tu savais, cet album Illicite, cadeau de No&#xeb;l 1990, ou 91, je ne sais plus. La d&#xe9;couverte de l’adolescence, un autre monde. Un monde de nouveaut&#xe9;s, le champ des possibles peut &#xea;tre, des amies nouvelles et d’autres horizons, d’autres musiques. Tu sais, il fallait &#xea;tre un peu myst&#xe9;rieux, romantique, peut-&#xea;tre mystique. Se distinguer en &#xe9;coutant Jacques Higelin en section litt&#xe9;raire, porter des Kickers et r&#xe9;citer Baudelaire. Savoir qui est Brigitte Fontaine plut&#xf4;t qu’Axel Rose. Grandir tout simplement. S’approprier ces m&#xe9;lodies nouvelles &#xe0; force d’&#xe9;couter le disque. S’estimer &#xe0; part et aimer cela. Frotter ses Kickers et renouer son foulard en soie indienne. Ecouter ces po&#xe8;tes modernes dans un vaste salon d’une maison d&#xe9;glingu&#xe9;e, habit&#xe9;e par un couple de quadra boh&#xea;me. Se dire qu’on aimerait &#xea;tre comme cela plus tard. Faire fi du temps et de l’age, toujours &#xea;tre jeune et faire bruler du papier d’Arm&#xe9;nie et des b&#xe2;tons d’encens. Aimer cet univers qu’on n’apprivoise pas tout &#xe0; fait, se sentir &#xe0; l’aise avec ces adultes adolescents, eux-m&#xea;mes parents de mes amies. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tourne encore tes petites mains, tu fais une pause. Tes joues sont si douces. Cette berceuse, je l’ai aussi chant&#xe9;e &#xe0; ton fr&#xe8;re, parce que depuis cette adolescence, j’ai cultiv&#xe9; cette petite dissonance. Et que les comptines pour enfants, je les ai souvent balay&#xe9;es. On peut &#xe9;couter du Jacques Higelin &#xe0; tout age, s’endormir avec Art Mengo, et tournoyer langoureusement avec son b&#xe9;b&#xe9; sur John Lennon. Pour les petites mains, je n’ai pas encore trouv&#xe9; mieux qu’Ainsi font les petites marionnettes. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tu souris de ta bouche &#xe9;dent&#xe9;e, les accords de la chanson suivante sont cruellement dat&#xe9;s, ann&#xe9;es 90, un l&#xe9;ger rappel d’Eric Serra dans les arrangements. Peut &#xea;tre &#xe9;couteras tu plus tard avec &#xe9;motion ces vieux disques ? Ce passage l&#xe0;, pour moi, rappelle une grande ville de nuit sous la pluie d’automne. Ca pourrait &#xea;tre Paris tiens. Fin du disque – il est temps de quitter mes souvenirs, ma chambre de jeune fille, mes &#xe9;vasions int&#xe9;rieures d&#xe9;sormais archiv&#xe9;es, d&#xe9;sormais lointaines. Int&#xe9;rieur nuit, lumi&#xe8;res &#xe9;teintes. Bonne nuit mon enfant, repose toi bien. &lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 28 Oct 2009 18:42:00 GMT</pubDate></item><item><title>Premi&#xe8;re &#xe9;coute</title><dc:creator>Secotine and so</dc:creator><link>http://secotineandsoon.canalblog.com/archives/2009/10/22/15525651.html</link><comments>http://secotineandsoon.canalblog.com/archives/2009/10/22/15525651.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://secotineandsoon.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15525651/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://secotineandsoon.canalblog.com/archives/2009/10/22/15525651.html</guid><description>&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;Depuis que son premier album est arriv&#xe9; &#xe0; mes oreilles, j’ai toujours aim&#xe9; Benjamin Biolay. A l’&#xe9;poque, le fil conducteur qui m’a amen&#xe9;e &#xe0; lui s’appelait Keren Ann – elle aussi sortait son premier album, La Biographie de Luka Philipsen, que j’aime toujours autant. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;C’est ainsi que j’avais d&#xe9;couvert Rose Kennedy, premier disque d’un jeune dandy provincial un peu t&#xe9;n&#xe9;breux qui c&#xe9;l&#xe9;brait une Am&#xe9;rique que j’aime, fan&#xe9;e et r&#xe9;volue. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;Sur fond de violons lyriques et de guitares m&#xe9;lancoliques, le futur-&#xe9;poux-de-Chiara Mastroianni-ou-peut-&#xea;tre-l’&#xe9;tait-il-d&#xe9;j&#xe0; semblait encore timide. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;Moi j’&#xe9;tais conquise.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;Puis ce fut N&#xe9;gatif, plus affirm&#xe9; et plus sombre aussi. Moins facile.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;Home manquait un peu de souffle malgr&#xe9; la voix susurr&#xe9;e de Chiara.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;Puis A l’Origine, plus rock, comme une renaissance a t on dit &#xe0; l’&#xe9;poque, affirm&#xe9; mais un peu lointain du Benjamin que j’aimais. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;Du coup, je me suis pass&#xe9;e de Trash Y&#xe9;y&#xe9;, dont le titre m’inspirait peu, peut &#xea;tre &#xe0; tort d’ailleurs. Me disant que nos chemins s’&#xe9;cartaient, tout en revenant &#xe0; l’&#xe9;coute un peu m&#xe9;lancolique de Rose Kennedy. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;J’ai ouvert La Superbe hier soir, et ce matin, j’ai fait une premi&#xe8;re &#xe9;coute sur la route. Le grain de sa voix est toujours l&#xe0;, pos&#xe9;, assur&#xe9;, calme. Les envol&#xe9;es de violons sont revenues, m&#xe2;tin&#xe9;es de pop eighties avec synth&#xe9;tiseurs, tr&#xe8;s dans l’air du temps. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;Et puis, parce qu’une chanson parle souvent plus qu’une autre dans un album, Ton H&#xe9;ritage s’adressait –un peu- &#xe0; moi. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;J’ai l’impression de retrouver l’artiste que j’ai aim&#xe9;. Il a grandi, il a vieilli.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;Moi aussi. Affaire &#xe0; suivre.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 22 Oct 2009 07:29:24 GMT</pubDate></item><item><title>Clich&#xe9;s &amp; clich&#xe9;s</title><dc:creator>Secotine and so</dc:creator><link>http://secotineandsoon.canalblog.com/archives/2009/10/18/15481848.html</link><comments>http://secotineandsoon.canalblog.com/archives/2009/10/18/15481848.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://secotineandsoon.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15481848/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://secotineandsoon.canalblog.com/archives/2009/10/18/15481848.html</guid><description>&lt;p&gt;Cette femme, de toute &#xe9;vidence originaire d&apos;Am&#xe9;rique centrale, assise dans le m&#xe9;tro, son ouvrage de crochet, fil blanc, entre les doigts. Les mailles filent au fur et &#xe0; mesure que passent les stations. Ce sont sans doute des petits chaussons pour b&#xe9;b&#xe9; qui naissent sous ses doigts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5&#xe8;me avenue, proche de Central Park. Les enseignes luxueuses se chevauchent et s&apos;empilent, c&apos;est blas&#xe9;e que je croise ces vitrines rutilantes, pour moi sans int&#xe9;r&#xea;t. Je m&apos;arr&#xea;te simplement devant Tiffany&apos;s et esquisse un sourire en repensant &#xe0; Audrey Hebpurn, qui picore distraitement son croissant &#xe0; une heure matinale. Premi&#xe8;re sc&#xe9;ne de Breakfast at Tiffany&apos;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5&#xe8;me avenue toujours mais un peu plus bas. La cath&#xe9;drale Saint Patrick est enchass&#xe9;e entre deux solennels immeubles vitr&#xe9;s. Il y a embouteillage sur les larges trottoirs... Je ne sais combien de flics en uniforme sont religieusement post&#xe9;s devant la cath&#xe9;drale, en habit de parade, dans un &#xe9;tonnant silence. Cela ressemble &#xe0; la sc&#xe8;ne des superproductions am&#xe9;ricaines, ou le co&#xe9;quipier du h&#xe9;ros se fait descendre - alors tous ses camarades flics, irlandais et italiens, assistent &#xe0; sa c&#xe9;r&#xe9;monie fun&#xe9;raire, forc&#xe9;ment catholique.&lt;br /&gt;L&#xe0;, il n&apos;y a pas de cam&#xe9;ra. Mais il y a les cornemuses &#xe9;cossaises, et les kilts, bien sur. Les touristes, impressionn&#xe9;s, prennent quand m&#xea;me une photo de ce d&#xe9;fil&#xe9; immobile et recueilli, et se taisent presque au passage. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&apos;importe quelle grande art&#xe8;re dans les quartiers commer&#xe7;ants, et par extension, toujours cette 5&#xe8;me avenue, &#xe0; hauteur des magasins de luxe. Les volontaires des associations caritatives pour le soutien aux sans logis portent des kways rouges et haranguent la foule pour recueillir quelques dollars que l&apos;on glisse dans une bonbonne d&apos;eau retourn&#xe9;e. L&#xe9;ger malaise lorsqu&apos;ils appellent ces ladies respirant le chic newyorkais et par essence, fort peu d&#xe9;pourvues en g&#xe9;n&#xe9;ral dans la vie. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Confusion facile dans les rues, dans les restaurants, dans les magasins. New York parle espagnol autant qu&apos;anglais, et j&apos;&#xe9;chappe quelques &amp;quot;por favor&amp;quot; au lieu des &amp;quot;please&amp;quot; habituels. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le magain Abercrombie &amp;amp; Fitch - les gens font la queue jusque dehors pour entrer. Un jeune employ&#xe9; est charg&#xe9; de faire patienter et de filtrer afin d&apos;&#xe9;viter l&apos;embouteillage &#xe0; l&apos;int&#xe9;rieur. Il fait bien, le magasin est tellement sombre qu&apos;il m&apos;est impossible de distinguer le gris du beige. &lt;br /&gt;Ce jeune employ&#xe9;, justement, est l&apos;embl&#xea;me d&apos;une Am&#xe9;rique purement WASP, &#xe9;ventuellement Kennedy. D&apos;ailleurs, il ressemble &#xe0; s&apos;y m&#xe9;prendre &#xe0; JFK jeune, avec sa m&#xe8;che blond-roux. Au moins, on sait sur quels crit&#xe8;res ce jeune homme superbe a &#xe9;t&#xe9; recrut&#xe9;. L&#xe0; encore, l&#xe9;ger malaise &#xe0; cette &#xe9;vocation, d&apos;une Am&#xe9;rique un peu puriste, peut &#xea;tre un peu raciste, qui pourrait &#xea;tre v&#xe9;hicul&#xe9;e par des marques comme celle-ci. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Central Park, dimanche matin. A la sortie du Guggenheim, je profite du soleil. New York d&#xe9;file devant moi en courant. Tout le monde court. LEs petits, les grands, les jeunes les vieux, les belles et les beaux, les sportifs et les m&#xe8;res de famille. Tout le monde court, plus ou moins bien, genoux en X ou athl&#xe9;tiquement, coudes en aile de poule ou foul&#xe9;e souple et a&#xe9;rienne. Tout le monde court, Ipod sur les oreilles, t&#xe9;moignage d&apos;une solitude dans la communion. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les serveurs. Petit monde industrieux qui fourmille &#xe0; chaque coup de feu, sagement, rapidement, efficacement. Je n&apos;ai crois&#xe9; aucun Jim, Jack, ou Cynthia. Nos serveurs s&apos;appelaient Juan, Jos&#xe9;, Galina, Nina. Petit monde qui sert New York, venu de tr&#xe8;s loin pour cela. Trop bruns, ou trop blonds pour &#xea;tre am&#xe9;ricains depuis une ou deux g&#xe9;n&#xe9;rations. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Times Square, le soir, et sa d&#xe9;bauche de n&#xe9;ons, et sa d&#xe9;bauche de touristes. Derri&#xe8;re nous, j&apos;entends &amp;quot;tiens, encore des fran&#xe7;ais&amp;quot;. Ou, bien sur. &lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 18 Oct 2009 15:11:48 GMT</pubDate></item><item><title>Prologue</title><dc:creator>Secotine and so</dc:creator><link>http://secotineandsoon.canalblog.com/archives/2009/10/15/15446819.html</link><category>S&#xe9;cotine prend l&apos;avion (ou le train, ou la voiture...)</category><comments>http://secotineandsoon.canalblog.com/archives/2009/10/15/15446819.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://secotineandsoon.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15446819/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://secotineandsoon.canalblog.com/archives/2009/10/15/15446819.html</guid><description>&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;Rencontrer New York, c’est comme faire la connaissance d’une actrice que l’on admire – on la conna&#xee;t sans la conna&#xee;tre.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;On l’a vue tant de fois sur &#xe9;cran. On conna&#xee;t ses mimiques, les traits de son visage. Le son de sa voix. &lt;br /&gt;Il ne manque que peu de choses – et pourtant. Il manque sa spontan&#xe9;it&#xe9;, hors champ.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;C’est &#xe0; la rencontre de New York que j’&#xe9;tais partie. Nous avons fait connaissance.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;Elle est fid&#xe8;le &#xe0; ce que je connais d’elle, par &#xe9;cran interpos&#xe9; – haute et bruyante, chamarr&#xe9;e et grouillante, lumineuse et fi&#xe8;re.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;Elle s’est pr&#xe9;sent&#xe9;e &#xe0; moi comme je l’imaginais, jouant &#xe0; la perfection le sc&#xe9;nario que j’avais &#xe9;crit pour elle. Collant si bien &#xe0; la bande son que j’avais pr&#xe9;vue. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;Sa rencontre m’aura quand m&#xea;me laiss&#xe9; quelques surprises, ouvert de nouvelles facettes de sa personnalit&#xe9;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;J’ai savour&#xe9; de toutes mes forces ces quelques jours suspendus, loin de mon quotidien et de mes rep&#xe8;res et pourtant si proches de ce que j’avais imagin&#xe9; depuis longtemps.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt; &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;Nous bavardions tant dans le taxi que je n’ai presque pas r&#xe9;alis&#xe9; que nous quittions Manhattan en direction de l’a&#xe9;roport, prenant ainsi le chemin du retour. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;Je suis repartie le cœur l&#xe9;ger, heureuse de ma chance et fredonnant encore Walk on the Wild side…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 15 Oct 2009 11:18:02 GMT</pubDate></item></channel></rss>