Sécotine and so on

blablabli, et blablabla...

26 août 2008

yellow submarine

Non, non, ce post malgré son titre n'est pas très réjouissant. Je viens d'achever la lecture de "Une éxécution ordinaire" de Marc Dugain. En fait, je crois que j'attendais beaucoup de ce livre, sans doute un témoignage puissant de l'histoire du Koursk (souvenez vous de ce sous marin nucléaire "coulé" en mer de Barents, et les détails glauques de ses survivants tapant contre les parois de la coque).

Forcément, j'ai été un peu déçue.

Déçue de remonter aussi loin dans le temps, lorsque le livre démarre sur Staline. Au point que j'ai pensé, un moment, me tromper d'opus. Certes, l'explication du système soviétique que l'auteur nous amène par la bouche même du Génial Petit Père des Peuples est fortement intéressante, mais un brin soporifique pour qui souhaite être léger. Les soliloques du géorgien ne sont, à mon avis, pas très utiles pour la suite de l'ouvrage.

Déçue du synopsis du livre, qui nous allèche d'une intrigue... Au fil des pages, on attend cette intrigue qui viendra certes, mais encore une fois un peu tard. Avec un dénouement un peu faiblard.

Un peu dérangée, aussi, du portrait fait de Poutine. Certes il est plutôt fidèle à ce que l'homme, le vrai, nous donne à penser de lui. Véritable caricature de lui-même. Alors pourquoi, au final, passer des pages à décrire ses premiers faits d'armes comme espion en Allemagne de l'est ?

Oui bien sur, l'histoire et surtout, le contexte d'une Russie délétère restent intéressants. Bien dépeints. Précis et exacts. Le fond de ce livre est juste, selon moi, mais la forme pêche.

Ou alors, j'ai peut être raté quelque chose ?

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04 août 2008

Soljenitsyne

Vous avez vu ? Soljenitsyne est mort. Il a écrit mon livre favori, le Pavillon des Cancéreux.

Je vais éviter, cette fois, l'éloge funèbre. Tu vois Diane, ya slouchayou tebia...

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06 mai 2008

Lot de consolation...

J'ai fini la Consolante dimanche, le dernier Gavalda. Là encore, il attendait sagement dans ma bibliothèque que je l'ouvre. Et l'emmener en voyage c'eut été une pure folie (vous avez vu combien pèse ce bouquin???).

Je referme le livre avec une moue dubitative, j'avais trouvé la critique de Libé acerbe, mais finalement, je ne me trouve pas tendre non plus...

Certes, Anna Gavalda écrit toujours bien, il y a des passages cruels et très vrais ... En particulier la description du pavillon de banlieue. Mais aussi des longueurs, trop longues, on a envie de lui dire "c'est bon Anna, on a compris ce que tu veux dire, là, n'en rajoute pas".

Parfois un petit manque de clarté, de lisibilité, servi par un style en rapport : en éludant très souvent les "il" ou "elle", on ressort un peu embrouillé...

Les personnages, un peu caricaturaux dans leur définition, manquent ils de finesse, ou suis-je passé à côté de quelque chose ?

L'histoire, enfin, somme toute assez banale, se prête tout à fait à une adaptation télé. Le parfait téléfilm du dimanche soir, à regarder dans son canapé.

Oui, il manque la fraicheur de "Ensemble c'est tout", et toute la réalité de "Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part".

Enfin, voila ce que j'en pense ... Et vous ?

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27 mars 2008

La blonde qui ne se prenait pas pour une philosophe...

J'étais à court de lecture. Je me suis faite conseiller. Et en sortant de la librairie, je tenais "Lettre à D" d'André Gorz. Bel objet que cet opus. Ceux qu'on bichonne. Ceux que je ne corne pas. Mince opuscule, renfermant tout l'amour d'un mari, philosophe de surcroît.

C'est là que le bât blesse. La blonde Sécotine se retrouve non seulement émue par les mots tout simples du Monsieur en question, mais aussi un peu paumée dans l'analyse qu'il livre par la suite. Mêlant son parcours professionnel et sa vie privée, il parle d'un précédent ouvrage, Le Traitre, dans lequel sa plume aurait malmenée sa femme, la défigurant à l'écrit, lui retirant la beauté qu'elle lui offre chaque jour.

Et voilà. Pour embrasser complètement l'hommage rendu à Dorine, il faudrait maîtriser Le Traitre... Et la blonde Sécotine que vous lisez là n'est non seulement pas très copine avec la philosophie, mais lire deux livres pour en comprendre un, c'est un peu me faire faire une moue boudeuse pas très sympa. Et s'il en fallait un 3ème ?

ALors certaines pages ont été tournées plus vite que d'autres.

Alors je me contente d'aimer ce livre pour ce qu'il a de simple et de beau, ce qu'il met à ma portée, sans concepts complexes qu'on n'acquiert qu'à user les bancs des amphis de fac de philo. Très peu pour moi.
Je me contente de regarder, émue et touchée, un homme aimer sa femme et nous le dire si simplement.

Tu vas avoir quatre-vingt-deux ans. Tu as rapetissé de six centimètres, tu ne pèses que quarante-cinq kilos et tu es toujours belle, gracieuse et désirable. Cela fait cinquante-huit ans que nous vivons ensemble et je t'aime plus que jamais. Je porte de nouveau au creux de ma poitrine un vide dévorant que seule comble la chaleur de ton corps contre le mien

Beaucoup de choses ont résonné en moi, m'ont parlé, mais pitié, pas les dythirambes (orthographe ?) philosophiques.
Merci Mr. Gorz de nous avoir fait partager cela. De ce gros gateau, je ne prendrai qu'une part. Mais elle est très bonne.

Posté par Secotine and so à 21:03 - Sécotine bouquine - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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