07 novembre 2008
Lot de consolation…
J’ai beau chercher, je ne trouve pas vraiment d’aspects très intéressants dans ce dernier James Bond. Ni la bande son, ni le jeu des acteurs, ni le scénario. A croire que tout le monde s’est ennuyé sur ce tournage.
Daniel Craig paie dans cet opus le prix de son jeu froid. Cette fois, on frôle la frigidité. Il en perd presque son coté sexy qui avait un charme indéniable dans Casino Royale.
Quant à la James Bond girl, elle est bien mignonne avec son vague air de Sophie Marceau … Mais j’ai bien peur que ça s’arrête là.
Quant à Mathieu Amalric dans le rôle du méchant, il a du s’aligner sur le reste du casting : pâle alors qu’il aurait pu être très méchant, sa prestation allégée le dessert.
On passe bien souvent et sans transition de scènes d’hyper action qui passent à une vitesse que mon œil de blonde a du mal à suivre, à quelques scènes courtes de dialogue sans grand intérêt.
On y perd sur le fond, la forme, on y perd le maigre fil conducteur que je ne dévoile pas ici, tellement ténu (et sans doute se sera t il brisé au cours d’une explosion ?), bref, il n’y a pas grand chose à gagner. Le lot de consolation dans l’histoire, c’est peut être les paysages boliviens, encore que. Ou alors mon pot de pop corn. Bien présent, lui, concret, bruyant et croquant.
08 septembre 2008
waouh... (ou le complexe de la fille qui avait deux mains gauches)
Partout, ou presque, ou je passe sur la bloggo, je ne découvre que des talents.
Partout, ou presque, des filles qui ont vraisemblablement une vie, souvent avec mari et et enfants.
Partout ou presque, un job, qui parfois, n'a rien à voir avec ce que leur blog montre.
Et partout, ou presque, des talents délicats, des petites mains, du gout, de belles choses.
Peut être je vous croise dans la rue, chaque jour. Votre abord ne laisse pas forcément présager que vous êtes capables d'autant de belles richesses. Mais waouh. De belles choses, j'en croise à chaque page ou presque. Oui, j"ai la naïveté de m'émerveiller devant vos jolies photos, vos petits ouvrages, vos meubles joliment patinés.
Impossible de vous dire, lecteur/trice, ou aller voir. Les blogs regorgent de belles choses, de filles talentueuses. Je me sens souvent bien pataude, avec mes textes austères sans illustration, mon emploi du temps ou bricoler n'a pas cours.
J'en remercie autant celles et ceux qui ont le "courage" de me lire régulièrement, du coup !
Bonne soirée...
04 juillet 2008
Wolfgang Laib
Dans la grande salle toute blanche au sol gris clair, nous observons ce petit bonhomme chauve au visage de grand mère. Kurta blanche, pantalon écru et chaussettes immaculées, il accomplit le geste d'artiste devant nos yeux.
Patiemment, religieusement, il éxécute l'oeuvre sous nos yeux, dans un silence troublé uniquement par le crépitement des appareils photos et la ventilation.
Instant de sérénité totalement déconnecté du monde où nous étions il y a encore quelques minutes, nous observons Wolfgang Laib constituer une pierre de lait.
La plaque de marbre blanc, par terre, est bientot recouverte de lait. Ses gestes sont précis, minutieux, il laisse couler le liquide sur la pierre et finit de l'étaler avec son doigt. Il accomplit son geste, monacal, ne laisse aucune parcelle de marbre vide.
Sortis de nos bureaux le temps d'une matinée, suspendus aux mouvements tout mesurés de l'artiste "inclassable", nous le regardons transformer une pierre en miroir blanc.
Je m'imprègne un peu de sa démarche, je m'imprègne un peu de sa vision, je m'imagine chaque matin, d'un doigt patient, étaler du lait blanc sur une plaque de pierre, liant ainsi l'élément organique et l'élément minéral le temps d'un instant hors de toute chronologie, hors de tout.
Le résultat de l'oeuvre, en lui même, restera opaque à tous les visiteurs qui n'ont pas assisté à cet instant hors du monde ou presque, où l'artiste va chercher le divin, ce qui nous dépasse.
Parce qu'après tout, avec quelques litres de lait on pourrait nourrir des enfants qui en ont besoin, et tout ce riz étalé par terre ferait certainement envie aux affamés en ville...
J'imagine ce soir, le vernissage officiel de l'expo, ou petits fours et conversations mondaines vont se mêler aux petits tas de riz bâtis patiemment dans la plus grande salle d'expo. JE doute que Monsieur Laib apprécie ce genre de mélange, mais c'est aussi ça la vie d'artiste.
Wolfgang Laib, à voir au Musée de Grenoble jusqu'au 28 septembre.